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Sainte Sophie ( Plan et coupe )

Appelée également Hagia Sophia, ou l'église de la Sainte Sagesse (en turc Ayasofya), basilique construite à Constantinople sous le règne de Justinien 1er. C'est un bâtiment unique en son genre, et l'une des plus importantes créations architecturales, et ce en dépit des ravages du temps. Le bâtiment est surmonté d'un dôme. Cette basilique fut bâtie avec une incroyable rapidité. En effet, en 537 l'édifice était achevé, après seulement six ans de travaux. Cette construction est due au génie de deux architectes, Anthemius de Tralles et Isidore de Millet.

Procopius : Hagia Sophia, la Grande Eglise, De Aedificiis.

L'empereur, ne se souciant pas du coût des choses, pressa le travail, et fit venir des ouvriers de tout l'empire. Anthemius de Tralles, le plus talentueux des architectes, non seulement de son époque mais de tous les temps, transposa avec enthousiasme les volontés de son roi. Anthemius organisa le travail des ouvriers et créa les modèles pour le projet. Un autre architecte (mechanopoios) fut associé au projet, Isidore, né à Millet, homme d'intelligence, et capable de mener à bien les plans de l'empereur Justinien. C'est véritablement une preuve de l'estime avec laquelle Dieu regardait l'empereur qu'il ait pu disposer des hommes les plus talentueux afin de réaliser ses plans, et nous sommes obligés d'admirer la sagesse de l'empereur, qui a été capable de choisir les personnes les plus appropriées afin d'exécuter les plus nobles des travaux…


L'église se distingue par son indescriptible beauté, excellant tant dans sa grandeur que dans l'harmonie de ses dimensions, sans aucun excès ni insuffisance ; plus magnifique que tous les bâtiments ordinaires réunis, et plus élégante que tous ceux qui n'ont pas de proportions aussi justes. Aussi surprenant que cela soit, l'église est emplie de lumière et de rayons de soleil ; vous ne penseriez pas que ces rayons éclairent les lieux de l'extérieur, mais qu'ils émanent d'eux même à l'intérieur, telle une abondance de lumière qui se répand dans l'église.


Au dessus des arches s'élève un bâtiment circulaire se courbant au travers duquel brillent les premières lueurs du jour ; le bâtiment, dont j'imagine qu'il domine le pays dans son entier, dispose de petites ouvertures placées judicieusement, ainsi les lieux où ces intervalles sont situés sont pénétrés par la lumière. Ainsi que je l'imagine, il n'est pas impossible de décrire le bâtiment, même par une langue faible et débile. Comme les arches sont placées dans un quadrangulaire, les panneaux de pierre entre elles prennent la forme d'un triangle. L'angle le plus aigu de chaque triangle, comprimé là où les arches se rejoignent, est élancé, alors que la partie supérieure devient plus large lorsqu'elle s'élève entre les arches, et s'achève avec le cercle qui s'appuie sur elles, formant ainsi le côté restant. Un dôme courbe et sphérique repose au dessus de ce cercle le rendant extrêmement beau ; la lumière provenant du bâtiment ne le fait pas apparaître comme ayant de solides fondations, mais couvre les lieux de manière à ce qu'il apparaisse comme suspendu depuis le paradis, tenu par une fabuleuse chaîne en or. Etonnamment, toutes ces parties se joignent entre elles dans les airs, suspendues les unes aux autres, et seul ce qui est proche d'elles continue d'exister. Le tout forme un ensemble admirablement harmonieux, dont les spectateurs ne se doutent pas de la masse, chaque partie attirant l'œil à elle.
Personne ne pourrait se lacer d'un tel spectacle, mais ceux qui pénètre dans l'église sont émerveillés par ce qu'ils voient, et, lorsqu'il quitte cet endroit, la splendeur ressort de leurs paroles. De plus il est impossible de décrire avec précision l'or, l'argent et les gemmes, offert par l'empereur Justinien, mais par la description d'une partie, je vous laisse déduire le reste. Cette partie de l'église est extrêmement sacrée, et seuls les prêtres sont autorisés à entrer, c'est ce que l'on appelle le Sanctuaire, et il contient quatorze mille livres d'argent.

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