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Musique et Chant dans l'empire Byzantin

Portant la monodie à des sommets inconnus jusqu'alors, les chants liturgiques de l'église grecque orthodoxe se sont développés sous l'empire byzantin et jusqu'au XVIe siècle. De nos jours, dans la Grèce moderne, le terme englobe toutes les musiques liturgiques, quelles que soient leurs époques. Bien que la musique byzantine soit liée au développement du christianisme dans la zone de langue grecque de l'empire romain d'Orient, il est fortement probable qu'elle dérive des liturgies hébraïques et des premiers chrétiens de Syrie. En ce qui concerne la musique profane, nous ne savons peu de chose. Mais les pères de l'église condamnaient la musique instrumentale et théâtrale, tout usage laïque était proscrit.


Plusieurs types de cantiques sont importants, dont notamment ceux appelés troparion, kontakion et canon. Cette musique repose sur les trois piliers de la musique antique, les modes diatonique, chromatique et enharmonique. On utilise huit modes, dont seulement le quatrième est diatonique.


Les documents byzantins avec une notation neumatique (qui utilise des neumes) ne sont apparus qu'au cours du Xe siècle.
Précédemment, on utilisait une notation ekphonétique basée sur les accentuations des grammairiens grecs d'Alexandrie. Cette technique ne donnait que de vagues indications des périodes où les intonations de la voix devait être montantes ou descendantes. Pendant des siècles, la technique de lecture des intonations s'est transmise oralement.


Au début de son utilisation (Xe-XIIe siècle), la technique byzantine de notation neumatique était plus précise que les signes ekphonétiques, mais elle manquait de précision pour marquer les rythmes et les intervalles musicaux. Ces imprécisions furent résolues au cours de la période suivante, à la fin du XIIe siècle. Ces principes sont toujours d'usage en Grèce actuellement. La notation prend le forme de signes appelés neumes. Au contraire des neumes utilisés dans l'Europe occidentale, il ne désignent pas des tons. Ils désignent plutôt l'évolution de la ligne musicale. Des signes appelés martyriai marquent la tonalité et la durée d'un ton en début de chant. Dans le cas de mélodies connues, des abréviations donnent seulement la tonalité initiale.


Les notations que l'on trouve sur les manuscrits du XVIe au début du XIXe siècle sont qualifiées de néo-byzantines. Cette appellation est due aux caractéristiques de la musique de cette époque. Au début du XIXe siècle, la notation traditionnelle était perçue comme trop complexe. L'archevêque Chrysanthos de Madytos a introduit une version simplifiée de cette notation, adaptée à l'imprimerie. De fait, cette nouvelle méthode est utilisée dans tous les livres de liturgie grecque orthodoxe.


Les chants byzantins utilisent des formules musicales. Il existe un fonds de modes, chaque mode ayant ses propres formules mélodiques. Ces formules datent de la première période chrétienne, certaines sont plus anciennes.


Habituellement, un compositeur plaque un texte sur une musique traditionnelle, qu'il adapte et modifie selon les besoins du texte. Certaines mélodies ont une "spécialité" quant à leur usage dans un chant byzantin. Certaines sont utilisées exclusivement pour le début des chants, d'autres pour la fin, mais certaines peuvent l'être à tout moment. Il existe également des mélodies pour les transition, certaines d'usage courant, et d'autres utilisées uniquement par un compositeur. Quelques unes de ces formules musicales utilisent un ton assez basique, qui constitue la trame d'un mode, appelé également échos. Chaque échos a sa propre formule musicale, bien que certaines apparaissent dans plus d'un échos.


Les principaux livres de liturgie comprenant des textes et des musiques sont le Heirmologion (modèle de musiques pour des cantiques en canon) ; le Sticherarion (cantiques propres à chaque jours de l'année) ; et le psaltikon et l'asmatikon (chants en solo ou bien en cœur, pour kontakion et quelques autres chants). Dans le Akolouthiai, appelé aussi Anthologion, on trouve des chants pour les vêpres, les matines, les funérailles et pour trois liturgies (celle de Saint Jean Chrysostome, de Saint Basile et de la Préconsécration des Offrandes). On y trouve également des chants d'usage moins courant, qui peuvent être utilisés à tout moment dans la liturgie afin d'assurer une transition. Ces derniers chants sont basés sur une seule syllabes, ou bien sur quelques unes, mais sans signification particulières.
Les premiers compositeurs étaient probablement également des poètes. Saint Romanos Melodos (début du VIe siècle) est révéré comme un chanteur et comme un créateur de kontakion. Jean de Damas (645 - 749 p.C.) a composé des canons, et la légende lui attribue la classification oktoechos (bien qu'un document syrien fasse état de cette classification un siècle plus tôt). La none Kasia (IXe siècle) est connue pour ses nombreux cantiques. Jean Koukouzeles, Jean Glydis et Xenos Koronis (fin du XIIe, milieu du XIVe) font partie également des compositeurs importants.


Tout comme les peintres, les compositeurs byzantins devaient travailler selon des modèles traditionnellement fixés et immuables. Ici encore, l'influence de la philosophie néoplatonicienne est évidente. Au Moyen-Age, il était inconcevable qu'un artiste s'en écarte : les types mélodiques sont un échos des chants célestes, chantés au ciel en louange du seigneur. Au contraire de la manière dont la musique occidentale a évolué au fil des siècles, les modifications subies par la musique byzantine sont à peine discernables pour des oreilles non averties.

Morceaux Musicaux

KATHISMA ( REAL) 1er mode, mélodie traditionnelle du Mont Athos, notation par le prêtre Georgios Rigas (mort en 1958) de l'île Skiathos.

HIRMOI ( REAL) de Ioannis Damascène, et Troparia de Joseph l'Hymnographe, du Canon de l'Hymne Akathiste.

KONDAKION ( REAL) anonyme mélimestique, 4e mode plagal "Que retentissent".

Récitatif ekphonétique traditionnel des IKI 1 & 24 ( REAL) avec les "ephymnia" "Réjouis-toi, épouse inépousée" et "Allelouia".

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